Sans titre (colle)

Krematorium, Auschwitz
colle permanente sur mur, 350 x 400 cm, 2007
Vue de l’exposition Biennale des Jeunes Créateurs d’Europe et de la Méditerranée, La Panacée, Montpellier

Au début du processus, le dessin est parfaitement invisible : il est fait avec de la colle, permanente dans le temps.

Le mur colle à l’emplacement du dessin. Tel un passé dont on ne peut se séparer, il nous ramène à ce que nous voudrions/pourrions oublier.
Le dessin se révèle par l’adhésion de la poussière sur la colle. Plus nous voulons nous débarrasser de ces images et plus elles s’imposent à nous. 

L’action du temps normalement admis pour la mémoire est inversée : le temps n’aboutit plus à la disparition, mais à une apparition, une résurgence.

 

« Même un paysage tranquille… »
colle permanente sur mur, 130 x 350 cm, 2008
Vue de l’exposition Quoi de Neuf ?, Avignon